Echanges  avec l’Allemagne

01. Bienvenue (30).JPGPartenariat franco-allemand Etablissement PrivĂ© Daniel – Freie Evangelische Schule Lahr

Depuis l’année scolaire 2007 / 2008, le collège Daniel est en relation avec une école chrétienne allemande, la Freie Evangelische Schule Lahr. Ce partenariat a été officialisé en décembre 2008 à Lahr en présence des directeurs des deux établissements.

Voici les objectifs officiels de ce partenariat :

« Nous dĂ©cidons de mettre en place un partenariat Ă  long terme, afin de mieux comprendre l’autre dans son identitĂ© culturelle – en veillant notamment Ă  entretenir notre relation par des Ă©changes scolaires et personnels – et afin de nous enrichir mutuellement au-delĂ  des frontières dans notre tâche Ă©ducative commune. »

Présentation de l’établissement partenaire.

Vous vous posez peut-ĂŞtre 2 questions :

  1. OĂą se trouve la ville de Lahr ?
  2. Quel est le profil de cette Ă©cole allemande ?

Alors tout d’abord un peu de géographie …

1. Lahr est une ville du Pays de Bade qui compte plus de 40 000 habitants et qui se situe à environ 30 km de Strasbourg et d’Erstein. Cette proximité avec le pays voisin est très pratique pour notre échange !

Lahr a comme particularité d’avoir accueilli dans le passé une base aérienne de l’OTAN. L’actuel aéroport de Lahr-Forêt-Noire se trouve d’ailleurs à quelques centaines de mètres de notre école partenaire !

La ville de Lahr est réputée pour son Festival des chrysanthèmes qui a lieu chaque mois de novembre. Avis aux passionné(e)s d’art floral !

Pour plus d’informations sur Lahr, veuillez consulter le site officiel de la ville : www.lahr.de.

 

2. La Freie Evangelische Schule (FES) Lahr a fêté ses 15 ans d’existence en juin 2010. Elle est l’une des 85 écoles chrétiennes allemandes faisant partie de la VEBS (Verband Evangelischer Bekenntnisschulen) qu’on pourrait comparer à l’AESPEF (Association des établissements scolaires protestants évangéliques francophones). Si vous souhaitez en savoir davantage sur cette association, n’hésitez pas à consulter son site web : christlicheschulen.org. En Allemagne, 30 000 élèves fréquentent une école chrétienne.

 

Comme le collège Daniel, la FES Lahr se veut dépendante de Dieu pour mener à bien sa mission éducative. Sur la page d’accueil du site web de l’école (www.fes-lahr.de), le directeur Walter Rudolph explique que c’est par Amour pour le Seigneur et à cause de la Vérité qu’Il incarne que des chrétiens engagés ont été amenés à créer la FES Lahr il y a maintenant 15 ans.

Lui aussi conçoit une pédagogie dépendant de l’influence divine. En effet, selon W. Rudolph, tout enseignant ou encadrant ne peut puiser en lui-même l’Amour dont il a besoin face à des jeunes et des adolescents. C’est pourquoi la FES Lahr a comme objectif de remplir sa tâche éducative tout en gardant les yeux levés vers Christ ressuscité qui la rendra capable d’aborder chaque jeune avec un regard d’estime. Afin qu’ils comprennent l’amour de Dieu. Afin qu’ils découvrent leur appel …

Le logo de l’école illustre un passage de la Bible (Psaumes 1 : 1-3) « Heureux l’homme…qui trouve son plaisir dans la loi de l’Eternel, et qui la médite jour et nuit ! Il est comme un arbre planté près d’un courant d’eau, qui donne son fruit en sa saison, et dont le feuillage ne se flétrit point : tout ce qu’il fait lui réussit. »

En 15 ans, l’effectif global est passé de 8 à 468 élèves.

Présentation de l’échange

1. Historique :

Les premiers contacts entre les élèves des deux pays furent établis lieu à travers des échanges épistolaires. Les enseignants des deux établissements s’efforcèrent en effet d’attribuer à chacun un(e) correspondant(e) en tenant compte du profil de chaque élève. De plus, nos jeunes avaient un « facteur attitré » en la personne de Fabrice Klein, professeur d’allemand au collège Daniel … et de français à Lahr !

En juillet 2008, alors que les élèves français profitaient de leurs vacances, une délégation d’élèves allemands s’installa pendant quelques jours au collège Daniel dans le cadre des Projekttage (journées pédagogiques placées sous un thème particulier). Ainsi, ces élèves purent découvrir les locaux (dans lesquels ils séjournaient !) ainsi que les environs (la découverte du Vivarium de Lautenbach avec sa variété de mygales restera peut-être gravée dans les mémoires !).

L’année scolaire 2008 / 2009 fut l’année des premières rencontres. En effet, en décembre 2008, nos élèves de 3ème et 4ème passèrent quelques jours chez leurs homologues allemands tout en assistant à des cours et en découvrant le centre-ville de Lahr en pleine période de Noël. Certains eurent l’occasion de participer à une randonnée de nuit à Erstein.

En mai 2009, c’était au tour des élèves de 6ème et de 5ème de s’aventurer en Allemagne et de passer une journée ludique avec leurs camarades allemands.

Fin février 2010, les correspondants allemands vinrent nous rendre visite pendant quelques jours et eurent à leur tour l’occasion d’assister à des cours et de loger dans une famille d’accueil. Ils purent également découvrir la ville de Guebwiller à travers un questionnaire à remplir.

En septembre 2010, une délégation d’élèves allemands est venue passer une journée un peu spéciale avec nos élèves de 5ème et de 4ème.

En effet, cette journée internationale commença par le très dynamique « jeu du chaos » (Chaosspiel en allemand) avec des équipes franco-allemandes. A midi, les élèves français préparèrent des sandwichs à leurs invités. Ensuite vint le temps des ateliers. Les jeunes des deux écoles eurent le choix entre un atelier « sport », un atelier « musique », un atelier « arts plastiques » et un atelier « théâtre ».

Ainsi, un travail de collaboration fut effectué tout au long de l’après-midi et les fruits de ce travail furent dévoilés à l’établissement lors d’une petite représentation composée d’un chant franco-allemand, d’une remise de prix en sport (dont un prix du fair-play) et de la description de quelques productions d’arts plastiques qui étaient en fait des bandes dessinées conçues à partir du thème de l’année.

D’autre part, les élèves purent assister à une petite pièce de théâtre sur Luc 7 (1-10) qui correspond à l’histoire du centenier et de son serviteur (voir ci-dessous).

Un grand merci aux enseignant(e)s (Helene Deibele, Elisabeth Günther, Christine Jabin, Karin Rieger et Astrid Schauer), à la direction des deux écoles et aux parents (français et allemands) pour leur aide précieuse (organisation, transports, repas, hébergement …).

2. Dossiers de presse.

Nous vous invitons à consulter les lettres de nouvelles des deux écoles ainsi que les articles de journal (dont les liens se trouvent ci-dessous) qui retracent les premières étapes de ce partenariat qui n’en est qu’à ses débuts …

  • Echanges internationaux : perspective chrĂ©tienne (pistes de rĂ©flexion).

Il est indéniable qu’un partenariat avec une école étrangère est source d’enrichissement pour chacun. Les bienfaits pédagogiques découlant de ce type d’échanges sont évidents :

– Pratique de la langue Ă©trangère dans des situations de communication rĂ©elles.

– DĂ©couverte vivante et personnelle d’une culture Ă©trangère Ă  travers un contact direct avec celle-ci.

Mais les avantages liés à un partenariat international ne se limitent pas à cela. Dans le cadre de la formation du caractère, objectif primordial de l’école chrétienne, divers aspects d’une importance capitale peuvent être développés chez nos jeunes.

Tout d’abord, un échange international ne peut que favoriser le développement de l’esprit d’ouverture chez l’enfant. Après avoir enseigné ses disciples, Jésus les appelle à s’ouvrir au monde de manière dynamique et à l’impacter, non pas à s’enfermer dans un cocon (ce qui peut être de nos jours une tentation grandissante pour nos jeunes). Matthieu 28,19-20 : Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Il s’agit donc d’amener nos élèves à porter de l’intérêt aux autres, à leur accorder de la valeur, même au-delà des frontières.

Parallèlement au mandat missionnaire énoncé auparavant, on trouve un autre mandat : celui de l’amour.

Comment est-ce que le commandement divin de l’amour du prochain peut s’exprimer concrètement à travers un échange scolaire ?

Lisons ensemble Luc 7, 1– 10 qui correspond à l’histoire du centenier et de son serviteur :

Après avoir achevĂ© tous ces discours devant le peuple qui l’Ă©coutait, JĂ©sus entra dans CapernaĂĽm. Un centenier avait un serviteur auquel il Ă©tait très attachĂ©, et qui se trouvait malade, sur le point de mourir. Ayant entendu parler de JĂ©sus, il lui envoya quelques anciens des Juifs, pour le prier de venir guĂ©rir son serviteur. 

Ils arrivèrent auprès de JĂ©sus, et lui adressèrent d’instantes supplications, disant: Il mĂ©rite que tu lui accordes cela; car il aime notre nation, et c’est lui qui a bâti notre synagogue. JĂ©sus, Ă©tant allĂ© avec eux, n’Ă©tait guère Ă©loignĂ© de la maison, quand le centenier envoya des amis pour lui dire: Seigneur, ne prends pas tant de peine; car je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit. C’est aussi pour cela que je ne me suis pas cru digne d’aller en personne vers toi. Mais dis un mot, et mon serviteur sera guĂ©ri. Car, moi qui suis soumis Ă  des supĂ©rieurs, j’ai des soldats sous mes ordres; et je dis Ă  l’un: Va! et il va; Ă  l’autre: Viens! et il vient; et Ă  mon serviteur: Fais cela! et il le fait.

Lorsque JĂ©sus entendit ces paroles, il admira le centenier, et, se tournant vers la foule qui le suivait, il dit: Je vous le dis, mĂŞme en IsraĂ«l je n’ai pas trouvĂ© une aussi grande foi. De retour Ă  la maison, les gens envoyĂ©s par le centenier trouvèrent guĂ©ri le serviteur qui avait Ă©tĂ© malade.

Le point central de cette histoire semble être la guérison du serviteur proche de la mort ainsi que la foi du centenier qui a suscité l’admiration du Fils de Dieu.

Cependant, ce centenier avait une autre particularitĂ© : il aimait une nation Ă©trangère. Cet amour n’était pas stĂ©rile, au contraire, cet amour se manifesta par un acte concret : car il aime notre nation, et c’est lui qui a bâti notre synagogue.

L’Amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ est parfait dans la mesure où cet Amour amène le Seigneur à faire 3 choses vitales pour les hommes : pardonner (les péchés), donner (la vie en abondance) et se donner (à la croix).

L’Amour peut coûter un prix, Jésus a payé un prix élevé pour nous sauver. Dans une autre mesure, le centenier a également « payé un prix » : il a bâti une synagogue. Mais le poids porté par le soldat romain n’était peut-être pas exclusivement financier. En effet, il a peut-être dû affronter l’incompréhension, voire la moquerie de la part de ses camarades. De plus, la construction de ce bâtiment lui a peut-être coûté du temps et des forces. Mais le centenier aimait.

Revenons-en à notre échange scolaire et notamment aux séjours linguistiques dans des familles.

Nos jeunes peuvent vivre des moments forts, gravés à jamais dans leur mémoire en compagnie de leurs camarades et de leurs correspondants. D’ailleurs, en affirmant que les adultes se souviennent en général uniquement des enseignants qu’ils ont eus et des voyages effectués lorsqu’on évoque le temps du collège, est-on loin de la vérité ? Mais il ne faut non plus pas tomber dans le piège de l’idéalisation. Participer à un échange international demande de l’investissement au niveau intellectuel … et humain.

Rien que le fait d’écrire de sa propre initiative une lettre à son correspondant a déjà quelque chose de vertueux dans la mesure où l’on consacre du temps libre pour s’adresser à l’autre.

D’autre part, accueillir un élève d’une autre nationalité peut être vécu comme un enrichissement mais peut également coûter un prix. En effet, on (c’est-à-dire les enfants … et les parents !) sera peut-être amené à donner (de l’argent, de son temps …) afin d’honorer notre invité. Le rythme quotidien de la famille peut être fortement perturbé. Tout ceci nécessite une bonne dose de flexibilité !

Il s’agira peut-être aussi de pardonner à des adolescents quelques maladresses ou quelques transgressions des règles de savoir-vivre.

Jésus admirait la foi du centenier. Qui dit foi dit confiance. Or, si on se place dans la perspective inverse, non plus dans celle de l’hôte mais dans celle de l’invité, il sera là aussi question de confiance. L’élève arrivant avec ses bagages … et peut-être aussi ses appréhensions sera amené à se donner en acceptant de vivre quelques jours sous un toit inconnu avec des personnes d’une culture différente. De plus, il faudra faire l’effort de s’adapter à un autre style de vie et d’accepter de parler la langue du partenaire de manière bien imparfaite.

On ne peut bien sûr pas généraliser. Certains enfants sont ravis à l’idée de participer à un échange international alors que d’autres le vivent plus difficilement. Il est vrai qu’un partenariat exige idéalement un esprit d’ouverture, une capacité d’adaptation ainsi qu’une bonne dose de courage, de patience, d’humilité et de flexibilité… Mais quelle école de vie pour nos jeunes ! Quelle belle aventure aussi s’ils sont prêts à aimer leur prochain au-delà des frontières en l’estimant et en lui portant de l’intérêt !

…il aime notre nation, et c’est lui qui a bâti notre synagogue.

N’est-ce pas là notre responsabilité à nous, parents et éducateurs chrétiens, de les conduire vers Christ afin qu’ils aient Son regard sur les nations et qu’ils soient désireux de bâtir des ponts de relation ?

Après cela, je regardai, et voici, il y avait une grande foule, que personne ne pouvait compter, de toute nation, de toute tribu, de tout peuple, et de toute langue. Ils se tenaient devant le trĂ´ne et devant l’agneau, revĂŞtus de robes blanches, et des palmes dans leurs mains. Et ils criaient d’une voix forte, en disant: Le salut est Ă  notre Dieu qui est assis sur le trĂ´ne, et Ă  l’agneau. (Apocalypse 7, 9-10)

 

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